10 étapes pour consommer la  » mode responsable « 

10 étapes pour consommer la  » mode responsable « 

La mode responsable marque le nouvel édito de Ma pause mode. Passionnée de mode, je n’ai pas pris rapidement conscience de ce qui se tramait en coulisse de mes sessions shopping. Un constat valable pour beaucoup d’entre nous et que nous ne pouvons nier à ce jour. L’industrie de la mode pollue grandement la planète et des travailleurs textiles continuent de travailler dans des conditions déplorables. Cette année 2018 marque d’ailleurs le 5e anniversaire du drame du Rana Plaza au Bengladesh. Pourtant, il existe des alternatives, mais avant tout, il faut être convaincu et prêt à réinventer sa consommation mode. Au travers de mon expérience, je partage avec vous le cheminement de ma démarche en 10 étapes.

 

Consommer la mode responsable : quand réfléchir rime avec plaisir !

1. Se rendre compte de l’impact de notre consommation

De nombreux sites font de nos jours librement état, et en toute transparence de l’impact de la surconsommation en textile et habillement. Consultez par exemple, le site de la Fashion Revolution aux nombreuses ressources. Je vous conseille aussi le film The True Cost, un témoignage percutant sur l’industrie de la mode et du textile à travers le monde. Préparez-vous à un réel électrochoc, car après cela, vous ne pourrez plus fermer les yeux sur ce qui se passe au-delà de nos frontières (en tout cas j’ose l’espérer).

2. Prendre conscience que nous possédons trop de vêtements

C’est en 2013 que j’ai véritablement commencé à me questionner sur ma consommation de vêtements.  Ce questionnement timide se résumait à privilégier parfois des pièces éthiques ou de créateurs moyennant quelques euros de plus, plutôt que de ne jurer que par les grandes enseignes peu éthiques. Je recherchai surtout de la qualité et de la durabilité. J’achetais aussi de la seconde main dans les fripes, ou encore mieux je dénichais des vêtements de ma mère ou de ma tante en excellent état. C’est en 2014, que j’ai commencé la  » déconsommation « . Je savais que j’avais trop de vêtements. Je n’en portais certains pas pendant plus de six mois consécutifs, et j’en avais même oublié certains au fond du placard,… Et puis CRAC ! Un jour, la tringle de mon dressing a lâché sous le poids de mes habits. Un souvenir qui a été le déclic pour commencer à me séparer de quelques nombreuses pièces.

3. Faire le tri dans nos vêtements

Plutôt que d’arranger la tringle de mon pauvre dressing saturé et tout remettre, j’ai alors fait le tri, le GRAND tri. Ai-je vraiment besoin de 50 paires de chaussures, de plus de 100 robes tous styles confondus, de plus de 20 jeans, etc. ? (oui, j’étais dingue de fringues ^^). J’ai donc mis de côté les habits que je portais souvent dans un premier temps. Je me suis ensuite lancée dans des heures d’essayages pour créer de nouveaux looks et mettre de côté les pièces qui ne m’intéressaient plus. J’ai aussi déposé à des points relais les vêtements usés ou démodés. Si vous souhaitez faire de même, voici un site qui vous apporte de nombreuses réponses sur le tri et où trouver des points relais près de chez vous www.lafibredutri.fr.

4. Mettre en vente nos habits superficiels

Les vide-dressing sont de nos jours monnaie courante. C’est en 2014 que je me suis vraiment lancé. J’ai alors tenté l’aventure Tictail, Videdressing puis Vinted. J’ai aussi vendu plusieurs vêtements à des amies ou connaissances, voire connaissances de connaissances, et même des inconnues qui avaient vu mon vide dressing sur mon ancien blog. Je suis passionnée de mode, mais aussi de voyages. Je voyais alors ces reventes comme une double opportunité : celle de faire respirer à nouveau mon dressing et celle de me concocter une petite cagnotte pour encore plus profiter de mes escapades. À cette époque, (trop sentimentale,) je considérai encore ma garde-robe comme un trésor et avais tout de même un peu de mal à brader quelques « vêtements souvenirs ». À l’heure actuelle, je ne ressens plus ce brisement au cœur (drama girl ^) lorsque je me sépare d’un vêtement. Au contraire, j’en suis ravie et je suis ravie de faire le bonheur d’un tiers. Il m’aura finalement fallu 3 ans pour véritablement accepter que me séparer de ces « souvenirs d’une autre vie » me permet de me rapprocher de mon envie d’avoir un dressing plus en accord avec mes valeurs.

5. Porter nos vêtements jusqu’à l’usure

Lorsque l’on s’engage dans une démarche de consommation mode plus responsable, on aimerait pouvoir de suite acheter ces vêtements alternatifs qui nous séduisent. Or, qui dit démarche responsable, dit aussi arrêter de consommer de manière superficielle. J’ai donc mis de côté les vêtements que je porte régulièrement et je compte bien les user avant de renouveler ma garde-robe. Puis, soyons honnête avec le grand nombre de vêtements que la majorité d’entre nous possède il est aisé de se créer un « vestiaire capsule » sans besoin d’acheter. n quelques essayages nous pouvons nous amuser à mixer ces pièces entre elles et être surprise des nouveaux looks possibles. Que le temps que vous économisez en shopping vous permette de vous amuser devant le miroir !

6. Nous renseigner sur les matières, les coupes, …

S’inspirer, c’est bien, mais au moment de l’achat, encore faut-il connaître quelques astuces. Le made in France ou made in Europe n’est pas forcément éthique ou responsable. Il existe plusieurs qualités de coton et des matières alternatives au coton, et même au cuir. On peut acheter créateur mais pas forcément matière 100% écolo et c’est déjà pas mal pour le côté humain. De plus, les coupes des vêtements, le fait que la matière soit fluide ou épaisse, quelques subtils détails, une couleur ou encore un imprimé peuvent vous mettre véritablement en valeur, tout comme mal vous aller. Au-delà du côté écologique ou de la durabilité des matières et finitions, détenir des bases de conseil en image m’apparaît aussi important. En effet, nous allons miser sur la qualité et non la quantité dans notre dressing. Alors autant apprendre à mettre en avant nos atouts et masquer nos petits défauts. De fait, vous n’aurez plus à regretter le moindre achat !

7. Évaluer à peu près notre budget habillement

Consommer la mode de manière responsable nécessite de comprendre le VRAI prix d’un vêtement. Difficile de nos jours, de définir le réel prix d’un T-shirt ou d’un jean de qualité, et même de chaque vêtement ou accessoire. En matière de mode responsable, les matières sont nobles ou écologiques et les travailleurs sont rémunérés au juste prix. Si vous achetez des produits véritablement made in France vous comprendrez que la confection d’un T-shirt basique ne peut pas avoisiner 2€ voire moins. Néanmoins, sur ce blog, je parviens à dénicher des marques de mode responsable accessibles. En évaluant mon budget habillement, je peux alors anticiper mes dépenses et me faire plaisir sans culpabiliser. Il m’arrivait de dépenser 150 euros dans une grande enseigne peu éthique en un passage en caisse. À ce prix, je peux aujourd’hui aisément m’acheter une belle robe de petit créateur qui me durera bien plus longtemps, ou même un ensemble jean et tee-shirt, voire des baskets et une pochette en cuir, etc.

8. Miser sur la qualité et non la quantité

Je l’ai déjà mentionné précédemment, mais effectivement privilégier la qualité à la quantité reste la base. Puis, au final, c’est bien plus agréable de pouvoir discerner en un clin d’œil tous ses vêtements. On gagne aussi un temps précieux pour s’habiller. Puis, bizarrement je n’ai pas plus l’impression qu’avant d’avoir rien à me mettre, voire même moins cette impression.

9. Nous inspirer pour effectuer de futurs achats réfléchis

Rien de tel que de prendre le temps de réfléchir sur les styles que nous aimons. Laissez-vous inspirer en vu de renouveler ou de simplement pimenter votre dressing. Pour ce faire, ma première source d’inspiration est sans nul doute Pinterest. J’aime les styles bohème, rock chic, néo rétro, le noir, mais aussi les looks des newyorkaises par exemple. Sur ce réseau social je trouve mon bonheur (la preuve ici : https://www.pinterest.fr/mapausemode/). J’enregistre même sur mon smartphone les photos de looks qui correspondent à des pièces que j’ai dans mon placard et que je n’aurai pas forcément mixées. J’enregistre aussi les photos de pièces que je veux acheter prochainement et j’attends d’en ressentir vraiment le besoin. Au final, en regardant quelques jours plus tard les photos, je ne passe à l’achat qu’exceptionnellement. Résultat, je me porte très bien avec les classiques de ma garde-robe. De toutes façons, je n’ai jamais collé aux tendances de manière excessive 😉

10. Rechercher des marques alternatives

L’habillement est un plaisir nécessaire. La mode responsable rime aussi avec plaisir ! Il existe une pléthore de jeunes créateurs ou de marques éthiques, respectueuses de l’humain et mariant belles matières avec finitions soignées. À vous d’être curieuse, de visiter des blogs spécialisés en mode responsable, de chercher des inspirations avec les hashtag #createur #fashiondesigner #jeunecreateur #madeinfrance #madeinspain #madeinportugal #madeinitaly … La mode responsable ou éthique a su prendre un joli tournant et de nombreuses marques offrent des collections résolument dans l’air du temps. Tous les styles même sont accessibles depuis le classique, l’office, le bohème, le streetwear, le romantique jusqu’au branché, et en passant par les robes de mariées.

Prendre le chemin de la mode responsable relève d’une forte conviction et d’une empathie certaine pour nos pairs et la planète. Cela est bien entendu valable dans bien d’autres domaines. Quel que soit le chemin que vous prendrez, rien qu’ouvrir les yeux sur les marques responsables, puis passer un achat sera déjà salutaire. Puis, vous allez peut-être juger de la différence de qualité et vous deviendrez accroc à la mode responsable 😉 En l’attente que l’industrie de la mode se renouvelle vers des valeurs plus éthiques, humaines et écologiques, VOUS consommateurs détenez un grand pouvoir. Celui de choisir librement quoi porter…

 

À très vite,

So…

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